Image: Amrein/BFA

Investir dans la formation

Département de Ranérou au Sahel. Dakar et le gouvernement-sont très loin. Les familles d’éleveurs de bétail doivent s’organiser elles-mêmes: comité de l’eau, comité des femmes, comité de la santé. Rien de bien spectaculaire pour les Suisses habitués aux associations. Mais pour les habitants des régions rurales du Sénégal, la création de structures de base est un progrès décisif. Comment gérer l’eau qui se raréfie ? Où faire paître le bétail? Peut-on construire un dispensaire? Quels sont les droits?
Les animateurs et animatrices du Centre d’études de recherche et de formation en langues africaines (CERFLA) apportent des conseils organisationnels et juridiques. Grâce à leurs cours d’alphabétisation, tous les membres des communautés de base savent lire et écrire. Les avis des femmes ont plus de poids qu’auparavant.
Un réseau dense d’informations et de relations a émergé de la base dans le département de Ranérou. Au lieu de lutter les uns contre les autres pour l’accès à l’eau, les habitants s’unissent pour prendre des mesures d’adaptation au changement climatique. «L’être humain est la meilleure médecine de l’être humain», disent-ils.(hb)
«L’aide matérielle atteint ses limites. C’est pour cela que nous investissons dans la formation», déclare Oumar Sy de CERFLA. Pain pour le prochain soutient cette approche.

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